Le jeudi 16 avril 2026, Benoît Dumoulin, accompagné des éditrices de Boleine, a présenté son ouvrage Quelle laïcité pour demain ? auprès de l'association Ichtus, dont il est le directeur du développement.

Ichtus est une association qui dispense une formation générale dont la référence est l'enseignement social de l'Église catholique, afin de donner aux catholiques la pleine mesure de leurs responsabilités et de leurs pouvoirs au sein de la société. Ichtus s’intéresse à des questions tant philosophiques et historiques qu’économiques, sociales et culturelles, pour permettre à ses membres de choisir librement de s’engager pour la société au travers d’une action concrète et conforme à leur état de vie.

Guillaume de Prémare, délégué général d'Ichtus, a interviewé Benoît Dumoulin lors de cette soirée. L'auteur a introduit aux invités la notion centrale de son ouvrage : la laïcité, en ayant à cœur de la définir clairement, car bien souvent les désaccords à son sujet découlent d'une mauvaise compréhension de ce qu'elle recouvre. Pour ce faire, il a retracé l'histoire de la laïcité, évoquant notamment la Révolution, la Commune, puis Jules Ferry, dont l'idéal était de construire un monde sans Dieu. Il faut en effet comprendre que la conception contemporaine de la laïcité est tributaire d'un idéal républicain dont tout aspect religieux a été chassé, et qui cherche à faire disparaître de l'espace public tout ce qui a trait à la religion. Évoquant avec pertinence la distinction et l'articulation du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel, Benoît Dumoulin a manifesté l'importance de discerner ce qui est dû à chacun pour construire un juste équilibre qui garantisse la progression de la société vers le bien commun grâce à une saine laïcité.

Cette présentation a été l'occasion pour Benoît Dumoulin de nourrir la discussion autour de la notion clivante de laïcité, en l'ancrant dans l'histoire et dans la culture française. Son discours pertinent s'est fait le relai de son ouvrage auprès de l'association Ichtus.

     

      

      

 Crédit photos : Faustine Vial